Coquerelles germaniques ou américaines : comment les différencier et pourquoi ça change tout au traitement
Quand on parle de coquerelles au Québec, deux espèces dominent largement : la blatte germanique et la blatte américaine. Bien que les deux soient des envahisseurs indésirables, les confondre peut mener à un traitement inadapté et à des semaines de frustration. Savoir laquelle a élu domicile chez vous change tout dans le choix de la stratégie d’extermination.
La blatte germanique : petite mais redoutable
La blatte germanique (Blattella germanica) mesure entre 12 et 15 mm. De couleur brun clair avec deux bandes foncées parallèles derrière la tête, elle est la coquerelle la plus répandue dans les logements montréalais. Sa taille modeste lui permet de se cacher dans les moindres interstices : fissures des comptoirs, intérieur des prises électriques, charnières d’armoires, moteur du réfrigérateur.
Ce qui rend la germanique particulièrement problématique, c’est sa vitesse de reproduction. Une femelle produit une oothèque (capsule d’œufs) toutes les 3 à 4 semaines, contenant 30 à 40 œufs. En six mois, un couple peut engendrer des milliers de descendants. Elle est exclusivement intérieure, on ne la retrouve jamais dehors sous notre climat.
La blatte américaine : imposante mais moins courante
La blatte américaine (Periplaneta americana) est nettement plus grande, atteignant 35 à 50 mm. De couleur brun-rouge uniforme avec un bord jaunâtre derrière la tête, elle impressionne par sa taille et sa capacité à voler sur de courtes distances. À Montréal, on la retrouve surtout dans les sous-sols, les chaufferies, les réseaux d’égout et les bâtiments commerciaux (restaurants, épiceries, boulangeries).
Sa reproduction est plus lente que celle de la germanique, environ 150 œufs par année, mais sa longévité est supérieure, jusqu’à 2 ans. Elle tolère mieux le froid que la germanique et peut survivre dans les vides sanitaires non chauffés.
Identifier correctement pour traiter efficacement
La distinction est cruciale pour le traitement. La germanique répond bien aux gels appâts placés dans les fissures et les crevasses, là où elle se cache. La blatte américaine, qui circule davantage en terrain ouvert (planchers, corridors), nécessite un traitement périmétrique et des appâts de plus grande taille placés au sol.
Un exterminateur professionnel spécialisé en coquerelles commence toujours par identifier l’espèce avant de proposer un plan de traitement. Cette étape évite le gaspillage de produits inadaptés et accélère les résultats.
Que faire si vous en trouvez chez vous ?
Voir une coquerelle en plein jour est un signal d’alarme : la population est probablement déjà importante. Les gestes immédiats : éliminer toute source de nourriture accessible (miettes, vaisselle sale, nourriture non scellée), réduire l’humidité (réparer les fuites, ventiler sous l’évier) et éviter les insecticides en aérosol vendus en quincaillerie, qui dispersent les coquerelles sans les éliminer.
La solution durable passe par un traitement professionnel ciblé. Les résidents de Montréal et de Laval sont les plus touchés par les infestations de coquerelles en raison de la densité des immeubles à logements.
Besoin d’aide pour identifier ou éliminer les coquerelles chez vous ? Appelez au (438) 337-1776 pour une inspection gratuite.